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La
nouvelle interprétation des tablettes mycéniennes
Linéaire
B, le préjugé comptable et pictographique d'un syllabaire logographique,
phonologique et polysémique -nouveau-,
tablette 17Ai739 de Cnosos.
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célèbre ti-ri-po-de dans la tablette 236 de Pylos
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du rite en rapport au tripode
La méthode
de traduction des textes.
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TOUS
LES TEXTES MYCÉNIENS SONT-ILS SEULEMENT DES LISTES ?
© Enriqueta et Tina Martinotti
Dans les années 50, Michael Ventris a déchiffré
l’écriture mycénienne appelée Linéaire
B. L’espoir était grand de trouver, dans l’écriture
sur ces tablettes en argile, d’importantes informations anthropologiques
sur cette culture, matrice de la civilisation occidentale, qui a habité
l’île de Crète ainsi que des citadelles mycéniennes
du T.M.II jusqu'à la destruction du dernier niveau de la citadelle
de Mycènes (de 1450 à 1100 ACN).
Les traductions des tablettes par M. Ventris ont donné à
penser qu’il s’agissait de listes de marchandises, de poids
et mesures, de listes militaires, ou d'énumérations d’ouvriers,
de noms, de rations et distributions de l’Etat, etc. Mais le «
silence » des tablettes sur les thèmes cultuels, rituels
ou mythologiques, ne s’accorde pas avec les évidences archéologiques
qui révèlent une riche activité dans le domaine des
croyances et des rituels. Cette lacune est à l’origine de
cette étude, qui met en question, non pas le déchiffrement,
mais les traductions du Linéaire B.
Dès le début, il y a eu confusion : on a considéré
comme inflexions des signes qui avaient été identifiés
phonétiquement par comparaison avec d'autres écritures.
Ces prémisses, qui ont servi de données pour l’analyse
statistique, ne soutiennent pas l'hypothèse que ces valeurs sont
réellement et dans tous les cas des inflexions. C'est une chose
de donner une valeur phonétique à un signe, c’en est
une autre de le considérer entièrement comme inflexion.
Cette présupposition a entraîné une confusion dans
le processus de déchiffrage par la méthode statistique.
Qu’est-ce à dire ? La réussite apparente du point
de vue statistique ne constitue pas une base épistémologique
suffisante pour ne voir dans ces signes que des déclinaisons. Et
certes encore moins quand les évidences archéologiques ne
s’accordent pas avec cette lecture.
Dans cette recherche nous avons repris les valeurs phonétiques
établies par MM. Ventris et Chadwick, et nous avons repéré
des mots d’une seule syllabe pour établir un nouveau texte.
Les recours à l'homonymie, la paronomasie, la synonymie, l'hyperonymie
et surtout à la polysémie, vu les pratiques des religions
magiques superstitieuses, permettent de considérer que c'étaient
là des outils pour exprimer des sujets tabous dans les textes du
Linéaire B, et, précisément, dans ses iconogrammes
et ses numérales. La paronomasie et la polysémie, avec les
fausses étymologies, ont été les outils principaux
utilisés par la littérature et l'art religieux. La sémantique
des symboles dans l'iconographie minoenne et mycénienne, sont susceptibles
d'une lecture, et ils ne sont pas toujours pris en compte.
Notre « Nouvelle interprétation des tablettes
mycéniennes », présente une nouvelle méthodologie
de traduction, plus satisfaisante à nos yeux. En n'utilisant toujours
qu'un vocabulaire restreint, nous avons pu traduire 89 tablettes. Ces
nouvelles traductions, dont deux déjà sont publiées
(voir réf. ci-dessus), montrent que ces tablettes ne sont pas des
listes administratives, mais des textes cultuels où le processus
rituel est lié aux mythes constitués et à la pratique
d'une religion magique superstitieuse (ce qui se trouvé confirmés
par des évidences archéologiques).
Les traductions nous indiquent qu’il n’y avait pas de raffinement
du graphisme dans le monde mycénien, mais qu’il existait
une excellente maîtrise de la polysémie, la délicatesse
de la métaphore, la métonymie et l’euphémisme,
et ce depuis les premiers écrits.
Le mot kreetízoo signifie « imiter les habitants
de la Crète, tromper », et cela s’applique au Linéaire
B. Le système d'écriture, héritage d'un grand passé
historique, est trompeur pour cacher le sens de ce qui est écrit.
On peut même avancer qu’il était intentionnellement
écrit pour cacher le sujet, car un fort tabou s’imposait
sur la manifestation écrite des pratiques religieuses.
17/12/2007
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